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AR(T)CHEVAL

XVIIe salon international de Saumur

Jean-Yves Boisselier - Il est pleine peau
Il est pleine peau

Papier, encre de chine, résines [65×85×17]

Jean-Yves Boisselier

Né le 03/11/1944, à Nantes, France

Formation : Après le droit, Jean-Yves Boisselier poursuit le cursus du professorat de dessin et d’arts plastiques à Rennes, où il obtient les diplômes d’histoire de l’art et d’arts plastiques option architecture, puis le CAPES d’arts plastiques. Il enseigne à Angers aux collèges et lycées section spécialisée Art, mais est également formateur à l’école normale et l’IUFM pour les instituteurs et professeurs. Dans les années 90, il devient dessinateur et illustrateur en BD.

À partir de 2006, il participe à de nombreuses expositions telles que « 49 Regards » (sélection d’artistes du Maine-et-Loire) en peinture et sculpture, Salon Ar(t)Cheval (2007), et Salon du Printemps d’Angers « Lions Club » où il décroche en 2009 le Prix Spécial du Crédit Agricole.

Il est pleine peau : « La réalisation est l’aboutissement du cheminement des différentes recherches pour traduire cette expression. Dans un premier temps, la recherche s’oriente vers la technique du lavis : emploi du pinceau et de l’encre de chine plus ou moins diluée. Gestualité, libération de l’énergie, donnent des tracés fouettés et silhouettés qui tendent à s’affranchir des limites de la feuille.
La tentation d’ouvrir la surface à l’espace est alors recherchée : les traits jetés deviennent les lignes de force qui demandent pour se positionner le recours à un jeu de deux cadres. Ces lignes de force (structure en fibres de carbone) ne demandent qu’à se tendre, s’arc-bouter pour donner corps au cheval dans l’espace.
La notion de volume, résulte alors de l’interaction des réseaux de résines tissées qui matérialisent son corps en tension.
Et le dessin, le lavis, dans tout cela ? Il va devoir composer avec le dynamisme du volume, tendu tel un épiderme allant jusqu’à se déchirer, révélant par la même les enjeux intérieurs. La surface (le dessin) se libère et donne à voir le cheval tel un éclaté. Formes et forme recouvrent alors le même sens : il est pleine peau. »