Ailleurs » Leperon.fr / monCava.com / Leperon.TV / L’Annuaire du Cheval / Nos Petites Annonces / Votre Compte

XXIIe édition - Saumur

Émilie BRANSAC - Hommage
Hommage

Installation - Dessin au crin de cheval sur 3 filets par grêle superposés [260×240×40]

Émilie BRANSAC

Née le 10/06/1978 à Paris
Première sélection

Parcours : Après avoir suivi des cours aux ateliers Met de Penninghen à Paris en expression graphique, arts appliqués et acquis un DNAP aux Beaux-arts de Nantes en 2009, Émilie Bransac se définit plasticienne textile, dessinant sur des trames textiles comme celle du tulle, en utilisant fil et aiguille. Gardant comme contrainte son principe de dessiner sans jamais lever la pointe, comme quand elle faisait des dessins dans la marge de ses cahiers, elle poursuit son dessin au fil à l’endroit où le précédant s’est arrêté.
Le support textile devient page de croquis, elle garde les traits de constructions et aime aussi faire un clin d’œil à la peinture en laissant couler quelques fils, suggérant ainsi le hors champs. L’idée du sujet jaillit selon l’inspiration et les volumes qu’inspirent les matières recyclées disponibles. Il n’y a pas de dessin préparatoire.
Travaillant principalement autour du corps et de sa relation avec l’espace, l’artiste adoptera sur une réalisation les caractéristiques du dessinateur ou, pour une autre, la liberté du peintre-coloriste, voire celles du sculpteur…
Tous les matériaux tramés, glanés et récupérés (tulle, filets, toile de jute…), deviennent supports de représentations figuratives.
Selon les besoins de la création en cours, le trait passe volontiers de techniques conventionnelles comme celles de la couture, de la broderie, du tissage,… sur la piste de savoir-faire, aboutissant à une expression contemporaine textile tendant vers l’abstraction des formes et des volumes.
Cette technique allie également les principes de l’origami, de superpositions de transparences et d’ombres portées.
Pour que sculpture et dessin ne soient plus qu’un fil…

Hommage : « "L’art équestre n’est que la sublimation de la technique par l’amour afin qu’après la mort du cheval, vous ayez gardé en votre coeur le souvenir de cette entente, de ces sensations qui ont quand même élevé votre esprit au dessus des misères d’une vie humaine". Verdi
Il est indéniable que j’ai pris le sujet au sens premier du terme, cependant, d’un point de vue académique c’est un excellent exercice "de dessin d’observation", un classique en la matière… Cependant, de biais et entre les panneaux, le spectateur peut observer une abstraction des formes, du graphisme, des volumes apparaissent et les dessins réalisés, successivement en blanc, rouge et noir se font et se défont, le visuel général est en mouvement perpétuel, par rapport au regard du spectateur en mouvement. Le visuel se transforme tout au long de la journée et selon l’intensité lumineuse, les couleurs apparaissent et disparaissent. Cet animal porte toute ma fascination depuis ma plus tendre enfance ; pour tout ce qu’il représente. "Animal merveilleux, le cheval mérite de celui qui le monte la compréhension de son caractère, de ses possibilités ; l’équitation est une école d’abnégation et d’humilité. Sa pratique, si elle est bien menée, rend l’humain meilleur". Nuno Oliveira
Pour souligner les liens qui se sont tissés entre l’homme, si j’osais dire, l’Humanité et notre très fidèle ami qu’est le cheval… Pour cette occasion, je souhaitais lui rendre un hommage sculptural, un monument en son honneur. »

Écouter Émilie BRANSAC [durée 3mn 55s]

Voir son site

Les votes débuteront le 18 octobre 2014.